À l’initiative de Isa Slivance et Serg Gicquel, ce projet propose à la manufacture Royal Limoges et à cinq artistes, Rachid Koraïchi, plasticien, Marcel Hasquin, peintre, Marie-Louise Bréhant, photographe, Isa Slivance et Serg Gicquel, plasticiens, une complicité pour la création d’une assiette « collector » livrée sous coffret.
Le four des Casseaux
Inscrit aux
Monuments Historiques depuis 1987, le
Four des Casseaux est l’un des quatre derniers fours du même type existant sur Limoges (les autres se situent : fabrique Haviland, ancienne fabrique Raynaud et un petit modèle de l’ancienne usine Serpaud-Laporte, ils ne se visitent pas). Il est le dernier survivant des 135 fours du même type qui fonctionnaient au début du XXe siècle à Limoges.
Construit en
1884, ce four à deux étages de type « rond » est un grand modèle de
80 m3 de capacité (10 000 objets en cuisson) réalisé en briques réfractaires, de plus de
7 m de diamètre surmonté d’un dôme. Le combustible de départ fut le bois (bois arrivant par flottage sur la Vienne) par la suite dans les années 1920 il passera au charbon et sa cheminée sera surélevée. Sa conception et les principes de chauffage permettaient de faire
deux cuissons en même temps l’une à
1 400 °C et l’autre à 950 °C. Huit bouches à feu (alandiers) se trouvent au niveau du sol. Au premier niveau, là où la température est la plus élevée se sont les pièces émaillées qui sont cuites. À l’étage appelé aussi « globe » (cette partie étant située sous le dôme) où la température avoisine les
950 – 1 000 °C, c’est la première cuisson des pièces appelée «
dégourdi » qui est réalisée.
Le
four des Casseaux et son bâtiment sont devenus indépendants du reste de la manufacture suite à l’incendie qui ravagea l’usine
Royal Limoges en
1981. À l’origine ce n’était pas un, mais quatre fours en enfilade que possédait la fabrique de porcelaine. La production de ce four a cessé dans les années
1960…
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